Conférence EcoInfo : Vous avez dit sobriété (numérique) ?

26 novembre 2019

Il est maintenant clair que notre modèle de consommation ne survivra pas aux changements à venir pour réduire nos émissions de Gaz à Effet de Serre et autres impacts environnementaux ! Il s’agit peut être de penser sobriété, mais quelle sobriété ? Nous vous invitons à exposer vos idées, écouter des experts, partager vos questionnements autour de designer, philosophe, sociologues, ingénieur, personnes engagées, neurobiologiste…

Les organisateurs de l'événement rappellent que les propos de chacun des intervenants n'engagent que lui.

 

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Introduction

Kevin MARQUET

Retouvez l'intégralité des vidéos la conférence EcoInfo : Vous avez dit sobriété (numérique) ?

 

Consommation ou sobriété : comment notre cerveau nous permet de choisir ?

Sylvie GRANON

Au cours de cet exposé nous verrons comment les connaissances actuelles sur le fonctionnement cérébral et la prise de décision permettent d’expliquer comment se font les choix, leur diversité et ce qui les module. Notamment, nous discuterons l’interface entre les processus de motivation et d’émotion ainsi que l’influence des facteurs sociaux.

 

Les usages énergivores du design numérique

Gauthier ROUSSILHE

Le design numérique, c’est-à-dire, la conception de produits et de services reposant sur l’infrastructures numérique (datacenter, réseaux, terminaux) n’a que très rarement posé la question de l’énergie. De ce fait les usages du numérique (captation des données, apprentissage, vidéo) se sont construits autour d’une énergie abondante. Cette intervention situera l’insoutenabilité du design numérique à travers différents cas d’usage et proposer des nouvelles méthodes de conception numérique à basse énergie (low-tech numérique).

 

Pourquoi la sobriété est nécessaire, et les obstacles à sa mise en œuvre

Pierre-Yves LONGARETTI
La notion de sobriété renvoie à une distinction implicite entre désirs et besoins, la distinction entre les deux relevant de la notion de limite et de la recherche d’un « bonheur authentique ». Mais cette approche est ambiguë ou du moins incomplète : autant la question des besoins naturels (par exemple physiologiques) parait simple, autant celle des besoins artificiels (par exemples culturels) parait plus délicate. Sur quelle base en effet distinguer entre besoins légitimes et illégitimes ? Qui décide ? L’existence de limites environnementales semble fournir un élément d’appréciation, mais est-ce le seul ?

Par ailleurs, l’économie moderne joue sur la mécanique du désir pour créer sans cesse de nouveaux « besoins ». Ce mécanisme est entretenu via deux processus voisins, relevant d’une dynamique compétitive entre individus : la consommation ostentatoire et la consommation mimétique. D’autres dynamiques compétitives s’opposent à l’émergence d’une société sobre : les compétitions économiques entre grandes entreprises industrielles, bancaires et financières, et les compétitions géopolitiques entre Etats. Ces trois dynamiques compétitives ne sont par ailleurs pas indépendantes.

L’exposé développera brièvement ces différents points et cherchera à fournir des pistes de réflexion sur les obstacles et les leviers à l’émergence d’une société sobre.

 

Témoignages : “Vivre sobrement aujourd’hui, ça veut dire quoi ? : Dialogue avec les Julie”

Julie BONNET / Julie ORGELET

Comment vivre sobrement dans le monde de l’obsolescence matérielle et sociale, de l’hyperconnectivité ? Faire le choix de se poser cette question à l’heure actuelle, c’est repenser toutes les sphères de sa vie quotidienne : achat, consommation, éducation, communication… C’est prendre le temps des choix, des réparations, des rencontres et des visites mais c’est aussi se déconnecter de la machine pour se reconnecter à l’homme.

 

Une fois les enjeux environnementaux (bien) posés, que faire du numérique ? Quelques pistes de réflexion pour faire émerger de nouveaux leviers

Alexande MONNIN

Une fois le constat de non-durabilité du numérique établi, que faire ? Nous proposerons quelques pistes à partir du concept d’un concept que nous avons développé, celui de “communs négatifs”, et de travaux en design. Ceci de manière à imaginer de nouveaux leviers pour redéfinir des politiques alternatives en matières de numérique.